Je suis un soignant. Je suis affecté par le décès d’un patient. Est-ce normal ?

Lorsque l’on soigne des personnes, il arrive que des liens - conscients et inconscients- se nouent avec certaines d’entre elles. Si la mort survient, il est naturel d’en être affecté. 

 

Certains facteurs peuvent rendre encore plus difficile le décès d'un patient :

  • La première confrontation avec la mort d’un patient laisse des souvenirs importants et durables. Sur Le plan émotionnel des difficultés sont rencontrées : angoisse, impuissance, tristesse.
     
  • La brutalité : la mort est survenue d’une façon inattendue et/ou violente.
     
  • L’âge de la personne. En général, les décès de patients jeunes marquent plus. Tout âge quel qu’il soit peut aussi renvoyer à l’histoire personnelle de chacun et par là même, toucher plus ou moins fortement.
     
  • Le sentiment d’avoir mal fait son travail qui engendre de la culpabilité.
     
  • L’identification dans la personne malade et/ou dans l’un des membres de l’entourage.
     
  • Le cumul : la confrontation régulière à la mort est une cause de souffrance.