En direct du 14ème festival du cinéma asiatique de Deauville 7 au 11 mars 2012.

Parmi les 9 films sélectionnés pour la compétition, 3 films ont pour sujet, la mort, le deuil…

 

 

Mourning (Querelles)

Film iranien de Morteza Farshbaf

Sortie en salle le 25 avril 2012

Alors qu’il passait la nuit chez son oncle et sa tante, les parents d’Archia 10 ans se tuent dans un accident de voiture.

Comment l’oncle et la tante vont-il annoncer la douloureuse nouvelle à l’enfant ? Au cours du trajet qui doit les mener à Téhéran, les adultes s’interrogent. Muets ils s’expriment par signes et par mimiques, ils font le bilan de leur vie : pourquoi ils n’ont pas eu d’enfants ? Seraient-ils capables d’accueillir leur neveu ? Sinon qui ? Leurs échanges sont vifs comme l’étaient ceux dans le couple qui s’est tué ; et l’enfant comprend.

 

Ce film est émouvant par son sujet et aussi par le jeu de l’enfant sensible et talentueux.

 

Ce film a obtenu le grand prix du festival 2012.

 

 

 

I CARRIED YOU HOME

Film thailandais de Tongpong Chantarangkul

 

Deux sœurs vivent l’une à Singapour, l’autre à Bangkok, elles n’ont plus de contacts.

La mort brutale de leur mère les réunit dans une ambulance qui emmène le corps de leur mère pour l’enterrer dans son village.

 

Ce huit clos de 48h est pesant entre cette mère morte, les 2 sœurs fâchées et l’ambulancier chauffeur.

En arrivant dans leur village, où quelques membres de la famille les attendent, dans la maison de leur mère, au contact de leur culture, elles se rapprochent peu à peu. Enfin une note d’espoir.

 

 

THE SUN BEATEN PATH

Film chinois de Sonthar Gyal


Nyma, quitte Lhassa avec l’urne funéraire de sa mère qu’il vient de faire incinérer. Il retourne dans sa maison isolée près de Golmud. A la possibilité d’un retour en autocar et les sollicitations amicales d’un voyageur, il préfère aller à pied, malgré la chaleur caniculaire du jour, le froid glacial de la nuit, et la fatigue inhérente à la marche. Il marche pour « oublier » ? Sa mère a été tuée dans un accident de la route dont lui-même et son frère sont en partie responsables.

Le film est austère comme le personnage principal, les paysages arides et désolés. Au terme de sa marche, un espoir. Il peut enfin disperser les cendres de sa mère sur le lieu de l’accident, où son frère la rejoint avec son enfant.

 

Annie Wallon, bénévole

en collaboration avec Caroline Tête, documentaliste

Service Information et Documentation

Centre National de Ressources Soin Palliatif